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Briqueterie Kermarec devenue villa-pension La Pagode, 1, 3, 5, 7, 9, 11 route de Quélern (Roscanvel)

Dossier IA29004230 inclus dans Espace portuaire et militaire de Quélern (Roscanvel) réalisé en 2007

Fiche

AppellationsBriqueterie Kermarec, villa-pension La Pagode
Destinationsauberge
Parties constituantes non étudiéesjardin
Dénominationsbriqueterie
Aire d'étude et cantonBretagne - Crozon
AdresseCommune : Roscanvel
Lieu-dit : Quélern
Adresse : 1, 3, 5, 7, 9, 11 route de
Quélern
Cadastre : AK 117, 118, 119

La date d´ouverture de la briqueterie de Quélern n´est pas connue avec précision mais remonterait à la fin du 18e siècle. C´est vers cette époque que Méry Vincent, allié par son mariage avec la famille Rideau qui exploitait des bancs calcaires à Roscanvel, construit à Quélern (ainsi qu´au bourg et à Postermen) une usine à briques pour répondre à la forte demande des ministères de la Marine et de la Guerre engagés dans des chantiers considérables dans la presqu´île et dans la rade (nombreuses batteries, notamment à Roscanvel). On doit la présence de cet établissement à l´exploitation de filons calcaires dans la commune. Le calcaire était acheminé jusqu'à l'usine par voiture. Auparavant, les pierres brutes étaient directement exportées vers Brest. L´établissement de Quélern, en activité jusqu´en 1886, soit pendant un siècle environ, s´étendait sur plus de 4 hectares, non loin de la caserne Sourdis. On y fabriquait une gamme étendue de produits : briques creuses et pleines, tuyaux, carreaux et même de la poterie (faïences de Quimper à la fin du 19e siècle). Une citerne avait été construite sur la hauteur (près du réduit) pour l´alimentation en eau. Jusqu'à 80 personnes environ ont travaillé dans cette briqueterie. L'usine ferme en raison de la concurrence active de la briqueterie de Landerneau. En 1903, l´homme d´affaires Austin de Croze se rend propriétaire des bâtiments et ouvre en 1904, sous les conseils du poète Saint-Pol-Roux alors établi à Lanvernazal, une villa-pension appelée La Pagode, en raison de son jardin à la végétation luxuriante (planté de fuchias, aloès, bambous, herbes de la pampa) à une époque où la mode est à l´exotisme. Austin de Croze, vise une clientèle aisée de régiments coloniaux, de touristes parisiens et de promeneurs du dimanche. Il met à la disposition de ses clients, ainsi que l´annonce la publicité de l´établissement, « une salle à manger, un salon de musique, une bibliothèque, un grand atelier d´artistes, des cabinets noirs pour les photographies, des salles de bains et de douche, un café, un kiosque, un garage pour les bicyclettes et les automobiles, une écurie, des jeux de boules, de quille, de croquet et un terrain de tennis ». L´opération est un succès dans un premier temps et fait de Quélern le point de départ de promenades et d´excursions vers tous les pardons du Finistère. Pourtant, l´établissement ferme ses portes à la fin de la saison, en septembre 1909, la fréquentation estivale étant loin de suffire à couvrir les frais d´exploitation et les touristes préférant Morgat, mieux desservie par les navettes des hôtels, ou Camaret. Seuls quelques artistes de passage, comme l´écrivain Ruben Dario et le peintre Ricardo Florès, tous deux originaires d´Amérique du sud, ainsi que le peintre Pierre Vaillant y séjournèrent quelques temps.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle , (?)
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Auteur(s)Personnalité : Vincent Méry commanditaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Kermarec C.T. habitant célèbre attribution par travaux historiques
Personnalité : Croze Austin de habitant célèbre attribution par travaux historiques

Certains bâtiments de l´ancienne briqueterie, devenue villa-pension, sont encore visibles près de la caserne Sourdis. Il en subsiste une rangée de petites maisons bordée d´un côté par la route de Quélern et de l´autre par l´ancien chemin pavé, aujourd´hui intégré aux terrain privés. Les bâtiments mitoyens, aujourd´hui transformés en logements, sont constitués de murs à moellons apparents. L´entourage des portes et fenêtres est en brique, tout comme les ouvertures condamnées. Ainsi, la trace d´une ouverture destinée à un atelier de peintres subsiste sur le pignon nord. Des fours à briques et les ruines de deux fours à chaux sont encore visibles aujourd´hui. Le toit du bâtiment qui abritait ces derniers s´est effondré, seuls les murs subsistent. L'ensemble est recouvert par la végétation. Une partie des locaux d´habitation, le mur de l´hôtel et les vestiges de l´orangerie, absorbés par une extension de la caserne Sourdis, ont été intégrés dans le périmètre militaire et leur accès est aujourd´hui interdit au public.

États conservationsétat moyen
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
propriété de l'Etat

Références documentaires

Bibliographie
  • BUREL, Marcel. Roscanvel dans la presqu´île de Crozon. Bannalec : Impr. Régionale, 1995.

    232 p
  • Entretien avec Marcel Burel en 2007.

Périodiques
  • BUREL, Marcel. Dans le passé industriel de Roscanvel. Crozon : Avel Gornog, n° 9, 2001.

    p. 25-26
  • CHAURIS Louis, CADIOU Didier, KERDREUX Jean-Jacques. Argiles et briqueteries aux abords de la rade de Brest . Crozon : Avel Gornog, n° 9, 2001.

    p. 27-35
  • BUREL, Marcel. Parties, pardons, promenades et piques-niques. Crozon : Avel Gornog, n° 13, 2005.

    p. 30-31