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Bourg du Faou

Dossier IA29000062 réalisé en 1996

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Situé à l'entrée de la rivière qui porte son nom et qui joint le fond de la rade de Brest, à mi-chemin entre Quimper et Brest et au croisement de plusieurs routes anciennes, le lieu tire tôt profit de son implantation fluvio-maritime qui favorise le commerce et l'échange.

15e siècle Le Faou, siège d'une vicomté et chef-lieu d'un doyenné, est mentionné sous le nom de Pagus En Fou, dérivation probable du latin fagus (hêtre), fau en vieux breton. D'origine féodale, lieu de surveillance d'un passage stratégiquement important, l'agglomération naît à proximité d'une motte féodale supplantée par un château en pierre dont l'origine est difficile à cerner. Le site castral permet de contrôler le trafic maritime du fond de la rade de Brest et de surveiller le passage routier obligé entre Quimper, Brest et Landerneau.

1371 La vicomté passe lors du mariage de Tiphaine du Faou à la maison Quélennec qui la conserve jusqu'en 1572. Leurs armoiries (d'azur au léopard d'or) figuraient sur certains édifices des environs et sont toujours celles de la ville.

Fin du Moyen Âge Les Quélennec, vicomtes du Faou, font bâtir une fortification ou un château fort de structure quadrangulaire à l'est de l'actuelle mairie-école au lieu-dit de la Motte ar voudenn, érigée à proximité d'un étang et accessible par un pont. En 1927, Le Guennec semble y distinguer encore les traces d'une construction maçonnée flanquée de quatre tours d'angle.

15e - 16e siècles Développement d'un tissu urbain entre le château et le port d'une part et sur l'autre rive d'autre part. La ville est divisée en deux paroisses séparées par la rivière mais liées par un pont que l'on répare en 1441. Saint-Sauveur, au sud est une trève de Rosnoën, Saint-Joseph, au nord, dépend de la paroisse de Hanvec (aujourd'hui canton de Daoulas).

En 1486, Jean de Quélennec, vicomte du Faou, est amiral de Bretagne. Mise en place progressive de la trame urbaine actuelle et construction, ou reconstruction, d'édifices majeurs tels que l'église paroissiale Saint-Sauveur (1544), la chapelle Saint-Joseph (1541) ; s'y ajoutent un moulin à eau, un four banal dans chaque paroisse, des halles (attestées en 1540), un tribunal et une prison ainsi que des maisons de marchands et de notables. L'aménagement de trois espaces publics, la place aux bêtes et la place des Halles dans la paroisse Saint-Sauveur, puis la place Saint-Joseph, favorise l'échange lors des nombreuses foires et marchés qui font la renommée de la ville. Parmi les onze villes et bourgs imposés en Cornouaille à la fin du 16e siècle, le Faou figure au sixième rang, avant Douarnenez, Crozon et Carhaix.

1572 La vicomté passe aux Beaumanoir, puis aux Guémadeuc.

1598 Pillage de la ville lors des guerres de la Ligue.

17e siècle Essor économique important, affirmation du rôle juridique et administratif du lieu, activité croissante du port d'échouage spécialisé dans le transport du bois d'œuvre en provenance de la forêt du Cranou et à destination de l'arsenal de Brest ; intense trafic de cabotage et activité attestée des chantiers navals.

Achèvement du chantier de l'église paroissiale Saint-Sauveur (enclos, ossuaire, arc monumental) et mise en place d'un mobilier de qualité.

Le faubourg Saint-Joseph avec ses chantiers et son moulin banal se distingue par ses activités portuaires et industrieuses de la partie sud de la ville, plutôt orientée vers l'échange, le commerce et l'administration.

L'occupation d'un site au fond d'une ria soumise aux marées, le développement d'un tissu urbain simple en forme de rue ainsi que l'emplacement excentré de l'église au bord de la grève montrent des similitudes évidentes avec le village voisin de l'Hôpital-Camfrout.

1682 Le château, après avoir été occupé par les officiers de la juridiction, est loué à un agriculteur et tombe progressivement en ruine. Le Guennec y voit en 1927 "une vieille ferme assez pittoresque avec une porte gothique à arcade saillante en kersanton dont l'écusson a été brisé".

18e siècle Avant 1776, reconstruction présumée d'un pont à dos d'âne avec deux arches et une pile à bec.

1764 L'ingénieur Le Roy dresse un "plan de la traversée de la ville" destiné à l'élargissement de la rue principale. Ce plan d'alignement prévoit le démantèlement de la quasi totalité des façades des maisons à pignons sur rue. Trois édifices qui gênent particulièrement la circulation (entre les halles et la place aux bêtes et dans le quartier Saint-Joseph) subissent des amputations importantes.

1768 La vicomté est érigée en marquisat au profit du lieutenant-général Nicolas Magon de la Gervaisais, propriétaire depuis 1762.

1776 Le dessin de Louis-François Cassas figurant le port, les chantiers navals et l'enclos de l'église est la représentation iconographique la plus ancienne actuellement connue du site.

1810 Rattachement de la paroisse Saint-Joseph à celle de Saint-Sauveur.

1820-1845 Les plans du port et le premier cadastre permettent de suivre l'évolution urbaine qui reste stable. Début de l'aménagement portuaire.

1835 Début des travaux portuaires.

1850-1914 Quatre modifications importantes : l'aménagement des quais, le démantèlement de l'enclos paroissial, l'alignement côté ouest de la rue principale et le remplacement des anciennes halles.

L'ancien moulin banal situé au quartier Saint-Joseph est transformé en minoterie.

1858 Passage de Napoléon III et débloquage de crédits pour élargir la rue principale ; destruction, côté ouest, des quatre dernières maisons en pan de bois à pignon sur rue.

1866 Début du transfert du cimetière.

1882 Achèvement des travaux portuaires et la construction progressive d'embarcadères et de quais facilitent le chargement et le déchargement des marchandises qui font du Faou un des ports les plus actifs de la côte ouest du Finistère (transport de denrées alimentaires, de bois, de pierres, de chaux et d'ardoises). Voir dossier PORT.

Le peintre Eugène Boudin (1824-1898) séjourne fréquemment au Faou et y réalise un grand nombre de toiles et de dessins.

1886 La construction de la mairie-école et l'aménagement de la place aux foires créent à l'entrée sud de la ville, jusqu'alors non bâtie, une nouvelle zone d'activité urbaine.

1892 Démolition de l'ossuaire.

1895 La destruction des anciennes halles est suivie d'une reconstruction in situ (voir dossier HALLES).

1920-1940 L'agglomération continue à s'étendre le long des axes qui structurent la ville, surtout le long de la rivière et des routes vers Brest et Landerneau. La loi Loucheur de 1927 (accession à la propriété populaire) entraîne la construction d'un certain nombre de maisons le long des routes menant à Châteaulin et Crozon.

Protection au titre des Monuments Historiques de plusieurs maisons urbaines et de l'église paroissiale Saint-Sauveur.

Transformation de l'ancienne minoterie de Saint-Joseph en conserverie.

1946 Destruction des halles.

1954 Destruction de la chapelle Saint-Joseph.

1971 A la commune du Faou (275 hectares) est rattaché le territoire de Rumengol (935 hectares).

1972 Création de la voie rapide Quimper-Brest libérant le centre urbain des nuisances d'un trafic routier intense.

1990-1996 Aménagement des bords sud de la rivière du Faou (rue de la Grève) et de la place aux Foires.

Dénominationsbourg
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Faou (Le)
AdresseCommune : Faou (Le)
Cadastre : 1845 ; 1986

Site castral attesté au 11e siècle permettant le contrôle du trafic maritime et routier. Motte féodale et enceinte encore visible sur le cadastre de 1845. Siège d'une vicomté et chef-lieu d'un doyenné appartenant entre 1371 et 1572 aux Quélennec, vicomtes du Faou. Entre le 15e et le 17e siècle, essor économique et développement d'une structure urbaine divisant le territoire en deux paroisses situées de part et d' autre de la rivière. Début du chantier de l'église Saint-Sauveur en 1544, construction de la chapelle Saint-Joseph en 1541. La ville possède deux fours banaux, un moulin banal, une halle (attestée en 1540), un tribunal, une prison et de nombreuses maisons de marchands et de notables ainsi que trois places (place aux bêtes, place des halles et place Saint-Joseph) servant aux nombreuses foires et marchés. Achèvement de l'enclos paroissial et de l' église à la fin du 17e siècle. Le port d'échouage assure le transport de bois d' oeuvre destiné aux chantiers navals de Brest. Elargissement partiel de la rue principale et destruction de maisons en encorbellement suivant le plan d'alignement dressé par l'ingénieur Charles Le Roy en 1764. Construction des quais entre 1835 et 1882. Achèvement de l'alignement de la rue principale (côté ouest) entre 1858 et 1880. Démantèlement de l'enclos paroissial et début du tranfert du cimetière en 1866. Construction d' une mairie-école en 1886 et aménagement d' un champ de foires. Destruction et reconstruction de la halle en 1899. Entre 1920 et 1940, extension urbaine plus lâche le long de la rivière et des routes d' accès. L'ancien moulin banal, devenu minoterie au 19e siècle, est transformé en conserverie vers 1930. Disparition des halles en 1946 et de la chapelle Saint-Joseph en 1954. Rattachement de Rumengol en 1971. Site inscrit le 1er octobre 1966.

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Auteur(s)Auteur : Le Roy Charles ingénieur civil signature

Site inscrit des Monts d'Arrée (Site pluricommunal) : arrêté du 10/01/1966.

Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablessecteur urbain
Sites de protectionsite inscrit, parc naturel régional