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Batterie de côte (en U), corps de garde et magasin à poudre (détruits), Pointe Saint-Samson (Plougasnou)

Dossier IA29000728 inclus dans Capitainerie de Morlaix : ensemble fortifié réalisé en 2002
AppellationsBatterie de Saint-Samson, Batterie de Samson, Batterie de Térénez
Destinationspromenade
Dénominationsbatterie, corps de garde, poudrière
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
HydrographiesBaie de Morlaix; Chenal de Tréguier; Anse de Térénez
AdresseCommune : Plougasnou
Lieu-dit : Pointe Saint-Samson

Fonction : système défensif de la baie de Morlaix, protection des abords de Térénez et Saint-Samson par croisement des feux avec le château du Taureau et la batterie de Perrohen ; protection du chenal de Tréguier permettant de rentrer dans la rivière de Morlaix. Une batterie de côte percée de plusieurs embrasures est attestée "pointe de Térénez" à la fin du 17e siècle. L'ouvrage s'intercalait entre les batteries de "Primel" et de "Perrohen" (Pointe de Barnénez) au sud. En 1745, la "batterie de Térénez" est entièrement reconstruite sur le plan de l'ingénieur ordinaire Lombard de Combles à l'emplacement de l'ancienne batterie ruinée. La batterie à barbette -le canon tirant non plus à travers une embrasure mais, au dessus de l'épaulement, est de plan irrégulier en U. Le parapet en terre d'une hauteur de 2 pieds est maintenu par une maçonnerie intérieure et extérieure en granite d'1 pied 6 pouces de hauteur. La couche de terre -soigneusement tamisée, de 6 pouces a pour but d'amortir le choc des boulets en cas de tir ennemi. Le parapet fait 12 pieds de large tout comme la plate-forme dotée en plus d'une contre-pente de 8 pouces pour absorber (en partie du moins) le recul du canon. En 1745, la batterie de Térénez est armée de 2 canons de 8 livres de balle. En 1756, il est fait mention d'une nouvelle batterie de côte "pointe de Tréhouant", c'est à dire sur l'actuelle "pointe Saint-Samson". S'agit-il véritablement d'une nouvelle batterie créée ex-nihilo ou de la batterie de Térénez -reconstruite en 1745, citée précédemment ? Cette même année, un corps de garde est construit sur la pointe de Port-Blanc au Diben. D'après Franck Ysnel, "celui-ci est installé sur l'actuelle pointe Annalouesten, près de la plage de Port-Blanc. Ce petit bâtiment de 6 pieds sur 12 est destiné à recevoir 4 hommes pour le service de guet ; le coût de la construction est fort modeste : 624 livres (A. D. 35, C 4708, Etat des corps de garde et guérites à construire, le 3 juillet 1756). Les canonniers de Saint-Samson sont hébergés en temps de guerre dans une maison affermée au lieu-dit An Dour (A. N. Mar., D/2/22)". En 1776, la batterie de Saint-Samson est armée de 2 canons de 8 livres de balle. D'après l'Atlas des places fortes de France de 1785 (tome 74 : Saint-Malo et la côte nord de bretagne du Mont Saint-Michel à Morlaix) ; une batterie de côte désignée "batterie de la pointe de Samson" est mentionnée sur l'actuelle pointe Saint-Samson. En 1785, la batterie de Saint-Samson dépendant de la "capitainerie de Plestin" est armée de 2 canons de 8 livres de balle. La batterie de Saint-Samson est mentionnée dans l'Atlas des côtes de France 1818-1848 (tome 192 : direction de Brest). D'après l'état de 1820 et le plan de détail du 7 juin 1818 de Tilly, la batterie est dotée d'un "corps de garde" et d'un "magasin à poudre". Le cadastre de 1826 relève outre la batterie de côte, trois éléments défensifs pointe de Saint-Samson (deux apparaîssant en bleuté et le corps de garde en rosé). Le 7 novembre 1844, le comité des fortifications s'appuyant sur le travail de la commission des côtes de 1841 (Atlas de défense des côtes, tome III, 2e arrondissement de Brest) recommande la suppression de la batterie. Par la suite, la batterie cesse d'apparaître dans les états de défense des côtes.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
Dates1745, daté par travaux historiques
1756, daté par travaux historiques
1776, daté par travaux historiques
1818, daté par travaux historiques
1841, daté par travaux historiques
1844, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : De Combles, ingénieur ordinaire ingénieur militaire attribution par travaux historiques
Personnalité : François-Marie de Rouxel, seigneur de l'Escouët, ingénieur ordinaire
François-Marie de Rouxel, seigneur de l'Escouët, ingénieur ordinaire
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personnage célèbre attribution par travaux historiques
Personnalité : Tilly personnage célèbre attribution par travaux historiques
Mursgranite
pierre
terre
moellon
Toitterre en couverture
Plansplan régulier en U
Étagesrez-de-chaussée
Couverturesterrasse
États conservationsdésaffecté, envahi par la végétation

Ouvrage visible depuis le chemin côtier.

Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre, à signaler

Annexes

  • Rouxel (de) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille bretonne originaire de l'évêché de Saint-Brieuc. Maintenue dans sa noblesse en 1668 comme d'ancienne extraction. Seigneur de l'Escouët (alias Lescouet) en Plestan.

    1740, François-Marie de Rouxel, chevalier, seigneur de l'Escouët.

    Né à Lamballe en 1710.

    Père : François-René, chevalier, seigneur de l'Escouët, fils de Louis, écuyer, et de Françoise Liziou.

    Mère : Dame Julienne de Quebriac.

    Célibataire.

    Mort à Mézières le 7 mars 1755, âgé de 45 ans.

    Passa l'examen pour "être employé sur l'état des ingénieurs" le 20 mai 1730 ; recommandé par Garangeau, directeur des fortifications de Bretagne le 19 septembre 1736 ; donné pour être "bon sujet". Probablement lieutenant d'infanterie à cette date.

    Ingénieur ordinaire et lieutenant réformé à 30 ans en 1740 ; affecté à Belle-Ile.

    A Saint-Malo en 1746.

    Capitaine réformé en 1749.

    Instructeur à l'école du génie de Mézières en 1750. Commandant en second la dite école.

    Chevalier de Saint-Louis.

    Mort en activité.

    On ne connaît pas ses services de guerre".

  • 20022901608NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de l'armée de Terre, Archives du Génie. Article 4 : Frontières de France, Section 2 : Frontières maritimes. Paragraphe 3 : Côtes de Bretagne depuis la rivière de Couësnon jusqu´à la baie de Bourgneuf (4 cartons, 1683-1831). Carton 1 : Fortifications de Bretagne, 1683-1759.

Références documentaires

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume