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Architecture du génie civil sur la commune de Bruz

Dossier IA35048031 réalisé en 2008

La Vilaine

Bruz est sur la rive droite de la Vilaine, qui est sa limite occidentale et qui séparait autrefois les évêchés de Rennes et de Saint-Malo. C'est sans doute le long de son cours que se sont établies les premières populations de la région. La Vilaine a été à la fois obstacle et voie de passage et a transporté des marchandises diverses.

Dès la Renaissance, les rennais ont voulu la canaliser, et ce fut l'objet de lettres patentes de François Ier et de Charles IX qui autorisaient la ville de Rennes à établir dix écluses à partir de Messac. Il fallut une quarantaine d'années pour réaliser ce projet qui permit le transport du sel de Saillé et de Vendée, des eaux-de-vie, des blés, raisins et vins du sud-ouest et de Loire, des fers d'Espagne, de la pierre et du tuffeau de Loire, des ardoises d'Angers et du plomb de la mine de Pont-Péan.

Les premières écluses étaient de simples portes en bois qui ne disciplinaient pas le courant, bientôt remplacées par des écluses à sas. Bruz en compte cinq : Champcors, Cicé, Mons, Pont-Réan et le Boël jusqu'en 1788 qui se trouvait sur la rive gauche et fut reconstruite sur l'autre rive en Guichen.

Parmi les ponts recensés, celui de Pont-Réan est le plus intéressant. Il relie, de part et d'autre de la Vilaine, les parties sud et nord du village de Pont-Réan. La limite entre la commune de Bruz et de Guichen se situe au niveau de la cinquième arche du pont. Selon Paul Banéat, "le pont actuel a été édifié en 1767, à l'époque de la construction de la route de Rennes à Redon ; il remplace un ancien pont, qui était formé de piles de pierre et de travées de bois, près duquel auraient été trouvées de nombreuses monnaies romaines : la voie romaine de Rennes à Rieux (de Condate à Duretie) passait à cet endroit".

Le nouveau lit de la Seiche

Les traces des équipements du 18e siècle sont nombreuses. On retrouve des éléments du système hydraulique aménagé durant une période de fortes activités de la mine entre 1754 et 1759 afin, d'une part d'écarter les eaux de la Seiche et d'autre part, de maîtriser la force hydraulique. Les travaux furent d'une ampleur considérable : le canal de dérivation de Pont-Péan à Carcé est long d'environ 1600 mètres, large de 20 mètres et profond de 5 mètres. Ce canal se démarque du cours sinueux de la Seiche, et visait essentiellement à éloigner la Seiche des puits afin de limiter les infiltrations d'eau dans les galeries. Il était doublé d'un canal destiné à alimenter la fonderie.

Parallèlement, le lit de la Seiche fut redressé, approfondi et élargi jusqu'au confluent avec la Vilaine. Depuis la mine, la Seiche était navigable jusqu'à la Vilaine et servait au transport du minerai embarqué au port de Carcé. Les ponts de Carcé et de Fénicat furent construits à cette occasion.

La voie ferrée

La ligne de chemin de fer Rennes-Redon traverse la commune de Bruz du nord-est au sud-ouest sur une longueur de près de 7 kilomètres, de la limite de Chartres-de-Bretagne à la Vilaine au lieu nommé le Grand Gué de Cahot.

En avril 1861, une enquête publique fut ouverte sur les stations intermédiaires à ouvrir. On en prévoyait quatre dont une à Bruz. En 1865, fut crée un port sec à Lormandière pour l'usine de fours à chaux. Ce fut le premier des embranchements qui permirent le développement de la gare de Bruz. La mine de Pont-Péan, les ateliers, la tréfilerie, les négociants en céréales, pommes, engrais chimique, puis les anglais et les allemands pendant la guerre et l'occupation en firent une importante gare de marchandises.

Une deuxième voie Rennes-Massérac fut créée vers 1913 par la société de M. Grandury, l'industriel qui dirigea l'atelier de réparation des wagons entre les deux guerres et jusqu'en 1950.

En 1888, le vicomte Huchet de Cintré présenta au conseil général un projet de ligne étroite allant de Corps-Nuds à Plélan-le-Grand et Montfort-sur-Meu en passant par Bruz, qui ne vit pas le jour. Seule la ligne Rennes-Grand Fougeray passait sur la commune à la Chaussairie, et une station existait près de la mine de Pont-Péan. Bruz avait également son tacot, celui qui venait de Pont-Péan à la gare.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationspont, voie ferrée, gare, écluse, rivière aménagée
AdresseCommune : Bruz
Période(s)Principale : Temps modernes
Décompte des œuvres repérées 20
étudiées 0

Annexes

  • 20083508125NUCB : Mairie de Bruz

    20083508338NUCB : Mairie de Bruz

Références documentaires

Documents figurés
  • 286 - Bruz (I.-et-V.). La Gare. Carte postale. E. Mary-Rousselière, édit, Rennes, (s.d.).

  • LA BRETAGNE 1. PONT-REAN (I.-et-V.). L'Ecluse et le Déversoir. Carte postale. J. Sorel, éditeur, Rennes. [s.d.].

Bibliographie
  • En passant par la Vilaine. De Redon à Rennes en 1543, sous la direction de Michel Mauger, Apogée, Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Rennes, 1997.

  • Bruz de B à Z, ville de Bruz, 1994.