Logo ={0} - Retour à l'accueil

Anciens corps de garde de Doëlan, place de la Coopérative, Doëlan (Clohars-Carnoët)

Dossier IA29004302 inclus dans Secteur urbain : zone d'activité portuaire artisanale du quai Peyron (Clohars-Carnoët) réalisé en 2008

Fiche

Dénominationscorps de garde
Aire d'étude et cantonBretagne - Quimperlé
AdresseCommune : Clohars-Carnoët
Lieu-dit : Doëlan
Adresse : place de la
Coopérative
Cadastre : AR 103 ; AR 105

Le port de Doëlan a conservé deux corps de garde sur la rive droite, maintenant à proximité du parking. Au 19e siècle, les corps de garde appartenaient souvent à des particuliers qui les mettaient à disposition de l´administration en cas de besoin. Il semble que leur construction ait obéi à un modèle général, sans que l´on puisse, dans l´état des recherches, l´attester formellement. Celui qui se trouve le plus en aval existe déjà quand le cadastre est constitué (1823) : en 1838, il appartient à deux associés, Pierre Le Bras, marchand en gros venu de Locqueltas, à Ploemeur (actuellement sur la commune de Larmor-Plage, Morbihan) et Jean Hervé, qui travaillent dans la transformation de la sardine. Pierre Le Bras vient de s´installer à Doëlan. Ce bâtiment va rester pendant un siècle dans le patrimoine de la famille Hervé, souvent en association avec d´autres familles. En 1900, Jean Hervé (son fils ?) reconstruit le corps de garde. Pierre Le Bras construit en 1870 l´autre corps de garde, plus en amont. Pendant tout le 19e siècle, ce bâtiment va appartenir au monde sardinier, puisqu´il sera la propriété de Mathurin Le Bras, également négociant à Larmor (Larmor-Plage, autrefois dépendant de Ploemeur) puis d´un ferblantier de Doëlan. Au 20e siècle, ses propriétaires sont extérieurs à Doëlan : ils sont soit de Locmariaquer, soit de Quimperlé. En 1972, il est considéré comme démoli par le service du cadastre mais il a été probablement promptement reconstruit, avec quelques petites modifications.

Période(s)Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle

Les deux corps de garde sont à peu près identiques : ce sont de petits bâtiments, de base carrée, avec un toit d´ardoise en pavillon. Côté mer, il existe une porte et des vasistas. Une souche de cheminée prolonge le pignon Nord. Il demeure quelques différences toutefois, conséquence probable de la reconstruction du corps de garde en amont : la façade arrière du corps de garde le plus en amont (à proximité du café du Port) comporte une lucarne pignon ; son comble ouest est retroussé (partie inférieure du pan de toiture moins inclinée) ; son toit est pointu (permettant l´installation d´une girouette) alors que le toit du corps de garde situé en aval possède une ligne de faîte en tuile (reliant les points élevés du toit). Les deux corps de garde ont aujourd´hui des usages distincts : celui en amont est une habitation, celui en aval un commerce depuis 2007.

États conservationsbon état
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • 20072909017NUC : Archives départementales du Finistère, 4 S 176.

    20092909054NUCB : Collection Joseph Coguen

    20092909050NUCB : Collection Joseph Coguen

    20092909064NUC : Collection particulière

    20092909069NUC : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. 3 P 34/2 à /8. Matrices cadastrales de Clohars-Carnoët (1823-1957).

  • Archives départementales du Finistère. 222 W 45 à 53. Matrices cadastrales de Clohars-Carnoët (cadastre rénové : 1960-1970).

  • Archives départementales du Finistère. 4 S 176. Plan d'ensemble de l'avant-projet pour la construction d'une chaussée dans l'anse de Kersimon par l'ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées Planchat, du 25 septembre 1872.