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Ancienne église prieurale de l'Île Maudez (Lanmodez)

Dossier IA22013849 inclus dans Écart : Île Maudez (Lanmodez) réalisé en 2008
VocablesAncienne église prieurale de l'Île Maudez
Destinationséglise, maison
Dénominationséglise
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Lézardrieux
AdresseCommune : Lanmodez
Lieu-dit : l'Île Maudez
Cadastre : 1827 A544

L'ancienne église prieurale, datée du 11ème siècle par Barbier, a été convertie au 20ème siècle en bâtiment d'habitation. Elle a conservé de ses deux campagnes de construction, à l'époque romane, la partie la plus ancienne, c'est à dire la nef éclairée par ses deux meurtrières, élevée au cours du 11ème siècle, antérieurement à la prise de possession du monastère par les Cisterciens de Bégard, ainsi que son portail Ouest. Cette église aurait été élevée selon La Borderie sur les ruines de l'oratoire fondé par saint Maudez. Par contre, la partie antérieure du choeur, avec ses bas-côtés ou faux transepts, aurait été selon Barbier, l'oeuvre des Cisterciens, dans la seconde moitié du 12ème siècle, élevée encore dans le style roman. Des travaux furent en particulier effectués au cours du 13ème siècle, à la fin du 15ème siècle et au début du 18ème siècle. Lors de l'inventaire de Barbier en 1948, l'église prieurale présentait sur son mur extérieur prolongé à l'Est, une arcade en plein cintre large de 3, 54 mètres, dont la clef s'élevait de 4, 46 mètres au-dessus du pavage de la nef. Cette arcade romane aux claveaux de granite gris, est maintenant murée de façon à clore le rectangle de la nef pour son nouveau usage d'habitation. Elle est surmontée à l'intérieur d'un écusson. Cette arcade faisait communiquer la nef existante avec le choeur, maintenant complètement disparu. On peut encore remarquer l'amorce d'un arc mouluré, au niveau de ce mur extérieur, occupé par l'arcade en plein cintre, vestige de la chapelle latérale, adjointe au Sud de l'édifice et datée du 15ème siècle, observée par Gaultier du Mottay. Les ruines de l'église ont été abattues en 1883 pour construire la chapelle moderne que l'on connaît aujourd'hui, en conservant l'ancienne arche, vestige du choeur et une partie des murs.

Période(s)Principale : 11e siècle
Principale : 2e moitié 12e siècle
Principale : 20e siècle

Les anciennes ruines de l'église paroissiale, restaurées à usage d'habitation, se composent d'un bâtiment de plan rectangulaire, qui était la nef de l'église, et de trois piliers subsistant à l'Est dans le prolongement du mur Nord de cette nef. La nef est un rectangle de 11, 35 mètres de longueur sur 4, 35 mètres de largeur, orienté Ouest-Est. Les murs du Nord, du Sud et de la façade Ouest sont massifs, épais chacun de 0, 97 mètre. Ils sont construits en blocage de granite. Dans son état actuel, le mur Nord ne possède qu'une ouverture qui fait communiquer la nef avec un bâtiment accolé perpendiculairement à une époque plus récente (2ème quart 20ème siècle). Le murs Sud de la nef est percé respectivement à 1, 75 mètres et à 5, 45 mètres, à partir de son extrémité Ouest de deux baies très étroites à l'extérieur, 0, 08 mètre seulement, mais largement ébrasées à l'intérieur, 0, 70 mètre. Ces deux meurtrières, dont la base se trouve à 2, 30 mètres au-dessus du sol extérieur, ont 0, 90 mètre de hauteur. Une porte en plein cintre, reconstituée donne accès à l'intérieur de l'édifice. L'ancien toit en terrasse, en ciment, refait en 1950, a été remplacé par une toit à deux pans, couvert d'ardoises. Des petites ouvertures ont été aménagées dans l'étage de comble. La façade Ouest est la plus intéressante en raison de son portail roman, d'une largeur totale hors d'oeuvre de 6, 36 mètres. Le bas, muré lors des premiers aménagements des ruines de l'église en habitation, avec la partie supérieure formant baie, a été réhabilité, en offrant une baie massive en bois ajouré. Ce portail a une largeur totale de 2, 98 mètres et la hauteur de l'ancienne porte sous l'archivolte, à partir du niveau actuel du sol, est de 2, 06 mètres. Le portail Ouest est accosté de deux pieds droits en appareil simple de granite, formés par un pilier peu saillant et très plat. Le pignon Est présente aussi un portail roman, soutenu par un contrefort, long de 1 mètre et large de 0, 72 mètre, qui prolonge le mur Sud de la nef vers l'Est. D'après le descriptif de Gaultier du Mottay, en 1883, l'ancienne église cistercienne mesurait dans son ensemble 28 mètres de longueur totale. Le choeur, en ruines, était plus long que la nef et avait 16 mètres environ de longueur. Du côté Nord subsistaient deux arcades romanes (3, 15 mètres de large), s'appuyant sur les trois piliers qui existaient encore au milieu du 20ème siècle. Ces piliers sont longs chacun de 0, 95 mètre et larges de 0, 80 mètre. Ils sont construits en appareil irrégulier de granite. L'amorce des arcs, formée de larges claveaux plats, subsiste également. Le matériau employé est de la pierre volcanique de couleur verte, en provenance des gisements de Plouézec (syénite). Du côté Sud était une autre arcade romane, ainsi qu'une arcade en anse de panier, daté du 15ème siècle, qui ouvrait sur une chapelle latérale. Le chevet plat conservait en 1883 la maîtresse vitre séparée en deux baies par un meneau, de construction plus récente. Le cadastre de 1827 montre le plan en croix latine de l'édifice, les branches de celles-ci étant formées entre la nef et le choeur par ces bas-côtés ou chapelles latérales. Le plan cadastral montre aussi, accolé au Sud du chevet plat du choeur, un petit bâtiment qui pouvait être la sacristie. Il subsistait au Nord de l'église les ruines du cloître du 12ème siècle, et dans le choeur, une table en granite du 16ème siècle, de 4 mètres de long sur 0, 90 mètre de large. Toutes ces ruines du choeur ont disparu aujourd'hui.

Mursgranite
moellon
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Couverturestoit à deux pans
États conservationsremanié, bon état
Techniquesmaçonnerie

L'édifice mérite d'être signalé pour son bon état et les parties anciennes, d'origine romane, bien conservées de l'ancienne église prieurale.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • 20082213889A0B : Archives départementales des Côtes-d'Armor.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/34, Numplan 2.

    20082213722ZB : SRI Bretagne

    20082213729ZB : SRI Bretagne

    20082213742ZB : SRI Bretagne

    20082213730ZB : SRI Bretagne

    20082213732ZB : SRI Bretagne

Références documentaires

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/22. Plan par masse de culture de 1827.

Bibliographie
  • BARBIER, Pierre. Les vestiges monastiques des îles de l'embouchure du Trieux : l'île Saint-Maudez et l'île-Verte. Les Presses Bretonnes, Saint-Brieuc, 1952.

    p.
  • GAULTIER DU MOTTAY J. Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : 1885, rééd. 1884.

    p. 288
  • LA BORDERIE (DE), Arthur. Histoire de Bretagne, Tome 1.

    p. 365