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Ancienne église paroissiale Saint-Solen (Lanvallay)

Dossier IA22132127 réalisé en 2013

Fiche

L'église de Saint-Solen commencée en 1877 est consacrée le 2 juin 1885, fait partie des églises de campagne dont le programme économique n'a pas permis la construction d'une haute flèche néogothique. Celle ci initialement prévue a été remplacée par un simple campanile en bas de nef. Le mobilier de belle facture a été en partie réalisé par Pierre Aubert de Romillé dont l'atelier est reconnu pour la qualité de son ébénisterie. Les vitraux de type « archéologique » sont du maître verrier Eugène Denis de Nantes qui signe sur un vitrail en 1878. Une des verrières offerte offerte par la famille Ferron de la Vairie honore la mémoire de Fernand de Ferron, zouave pontifical, mort à la bataille de Patay Loigny, le 2 décembre 1870.

Vocables saint Solen
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Saint-Solen

L'église saint Solen reconstruite entre 1877 et 1885 réemploie quelques éléments de l'ancienne église, une fenêtre du 14e siècle au revers du chevet, les fonts baptismaux et un bénitier du 17e siècle ainsi que deux statues du maître autel de Saint- Solen et de saint Fiacre datables du 18e

siècle. A l'extérieur, a côté d'un iff remarquable se situe également une ancienne croix de cimetière datable du 17e siècle.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1877, daté par source
1885, daté par source
Auteur(s) Auteur : Aubry Charles
Auteur : Lorre,
Lorre

Travaille avec Charles Aubry, architecte à Dinan.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source

Église orientée. Reconstruite au même emplacement que l’ancienne église. Plan en croix latine à un seul vaisseau couvert d'une fausse voûte d'ogives prolongé par un chœur à pans coupés. Le clocher est situé en bas de nef.

Murs granite moellon
granite pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 vaisseau
Couvrements fausse voûte d'ogives

Annexes

  • reconstruction de l'église de Saint-Solen

    Annexe 1 : A.D. des Côtes d'Armor : V 3301. Reconstruction de l'église par Ch(arles) Aubry, architecte. Compte et dépenses de la première partie, Dinan le 10 octobre 1878.

    Lettre du 1er juillet 1877 au préfet et à Mrs les membres du Conseil Général.

    L'an dernier nous avions reçu l'autorisation nécessaire pour agrandir et restaurer le haut de notre église. En conséquence le 28 août 1876 avait lieu l'adjudication par laquelle le sieur Lorre restait chargé des travaux suivants, les plans et devis de m. Charles Aubry. Ces travaux allaient être exécutés lorsqu'au moment de la démolition partielle, on constate que le transept que nous avions le projet de conserver et même d'exhausser avait des lézardes intérieures qui ne permettaient pas de le conserver et encore moins de le surélever. Une partie des matériaux étaient sur les lieux et une décision était à prendre d'urgence (...) Voyant donc ainsi la possibilité de faire quelque chose de mieux sous tous les rapports que le projet primitif, devenu d'ailleurs forcément inexécutable, nous chargeâmes Mr Aubry, notre architecte, de nous faire immédiatement un nouveau plan qui fut tout à la fois simple et gracieux, ayant un caractère religieux avec des proportions un peu plus grandes et n’entraînant pas cependant trop de dépenses. C'est ce qu'il réalisa à notre entière satisfaction pour un projet de reconstruction dans le style du XIIIe siècle, qui nous donnera un haut de l'église, un chœur, transept et commencement de la nef des plus convenables. Mais au point où nous en étions nous ne pouvions rester en suspens avec une portion de la vieille église par terre et une partie des paroissiens obligés d'être dehors pendant les offices. Force nous fut donc de commencer les travaux de la nouvelle construction (…).

  • Historique de l'église par Henri Lavoué pour le centenaire de l'église de Saint-Solen, le 2 juin 1985

    Annexe 2 : Historique de l'église par Henri Lavoué pour le centenaire de l'église de Saint-Solen, le 2 juin 1985".

    Avec votre permission, Mgr, j’aimerais, en quelques mots, rappeler les étapes de cette construction car on ne célèbre pas un centenaire sans un retour en pensée au siècle passé. Je ne dirai pas toutes les doléances présentées depuis 1870 par la Fabrique au Conseil Municipal toutes les suppliques adressées au Conseil Général et au Gouvernement pour obtenir des « secours » comme on disait ; je ne décrirai pas tous les projets successifs allant de la simple restauration de l’église ancienne à son agrandissement. Mais je noterai l’installation de M. Amédée de Ferron comme maire en 1875, et celle de l’abbé Reland comme recteur en 1876. Ils furent, l’un et l’autre, les deux chevilles ouvrières de la construction d’une église entièrement nouvelle. Les plans en furent réalisés à leur demande par Mr Aubry, architecte à Dinan, qui les conçut dans le style ogival du XIIIème siècle, le siècle par excellence des cathédrales. C’étaient des plans ambitieux, voire audacieux, en égard à la modicité des ressources dont on disposait, et le gros problème fut celui du financement. La fabrique ne possédait qu’un modeste fonds de roulement, le Conseil Municipal, un maigre budget d'investissement.Aussi, tout le monde fut-il appelé à consentir des « sacrifices » selon le terme employé. La Municipalité vendit ses « communaux », des étendues de landes qui servaient au passage commun, les prêtres desservants et la fabrique organisèrent une souscription auprès d’une population constituée essentiellement de petits laboureurs et d’humbles ouvriers, ils recueillirent l’engagement des habitants d’accomplir des travaux bénévoles et d’effectuer des dons en nature. Enfin, le Gouvernement se laissa convaincre et alloua quelques subsides. Tous ces concours acquis au prix de forces démarches et difficultés, parfois de tracasseries administratives, on décida de procéder par tranches, la 1ère mise de fonds ne permettra de construire que la partie Est qui devait comprendre le chœur, le transept et une travée de la nef. Les travaux de démolition de l’ancienne église commencèrent le lundi 23 avril 1877, la partie Ouest étant conservée pour la célébration des offices. Le 28 avril, l’architecte trace les fondations ; le 1er mai débute les travaux de maçonnerie. La bénédiction de la 1ère pierre a lieu le 13 mai 1877. Dès lors, les travaux vont bon train chacun y mettant tout son courage, tout son élan, pour tout dire… toute sa foi. Et c’est ainsi que l’on vit monter, monter ces hautes colonnades supportant les ogives de la voûte et dont le caractère religieux et moral tient au fait qu’elles invitent à élever le regard et par là même la pensée car de tout temps l’homme a voulu matérialiser par la pierre et dans la pierre l’intensité de ses sentiments et la chaleur de ses convictions. Mais l’entreprise était œuvre de longue haleine et ce n’est que le 29 septembre 1878 qu’une grand-messe peut être célébrée dans cette première partie reconstruite. Il va falloir à ce stade faire une pause, et on en reste là pendant vingt mois. Il est nécessaire en effet de refaire ses forces, de trouver d’autres ressources. On a recours aux mêmes moyens : la vente des derniers « communaux », non sans réticences et oppositions, l’ouverture d’une seconde souscription qui s’étend au-delà de la paroisse, une nouvelle subvention du gouvernement. Les travaux reprennent le 16 mai 1880 pour la construction du reste de la nef d’abord, de la tour ensuite. Le 10 juillet 1881, l’édifice est enfin achevé, plus de quatre ans après sa mise en chantier. Mais la fin des travaux a dû être brusquée car ayant fait une nouvelle fois les comptes, on avait constaté que les crédits seraient insuffisants. Il fallu donc réviser et réduire le projet. C’est pourquoi, cette haute et imposante église de campagne est surmontée d’une massive tour cubique en lieu et place de l’élégante flèche qui devait culminer à 52 m, pour porter, plus haut encore vers le ciel, l’espérance de ces nouveaux bâtisseurs de cathédrales (...).

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