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Ancienne école d'éducation privé pour jeunes filles dit pensionnat Ker Loïs, 9 rue du Commandant Charcot, le Château-Tanguy (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22002006 inclus dans Lotissement Cotard, dit les communs du Château (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

AppellationsKer Loïs
Dénominationsécole, pensionnat
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Lieu-dit : Château-Tanguy
Adresse : 9 rue du
Commandant Charcot
Cadastre : 2003 R 72, 73

Ancienne maison d'éducation privée pour jeunes filles, dite pensionnat Ker Loïs, fondée peu avant 1890 par mademoiselle Jouan.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle

Edifice avec vue sur mer construit en granite et brique sur un plan rectangulaire allongé, comprenant plusieurs corps de logis mitoyens, caractérisé par son élévation à pignons multiples. Eléments de décor : encadrement des ouvertures et chaînage d'angle appareillés de brique, lambrequin en bois (disparu), balcons en bois (disparus), épis de faîtage (disparus).

Mursgranite
brique
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toitardoise
Étages2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Typologieselévations à pignons multiples en façade
États conservationsremanié

Structure d'accueil et d'éducation construite à la fin du 19ème siècle. L'étude est souhaitable. Il est regrettable que l'édifice ait été dépossédé de son décor d'origine (cf. carte postale) lors des travaux de remaniements intervenus à la fin du 20ème siècle.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • L'histoire des écoles de Pléneuf

    En 1836, selon Habasque, il existait à peine quinze écoles élémentaires dans les Côtes-du-Nord. A Pléneuf, c´est en 1832 que le Maire Armand Le Dosseur décida avec son conseil municipal de construire une maison d´école propre à donner l´instruction primaire dans cette commune. Mais faute de locaux disponibles, c´est le cellier du presbytère qui fut utilisé.

    L´école était dirigée par le Frère Valentin, appartenant à la congrégation du sieur de Lamenais (les Frères de Ploërmel), qui avait déjà montré ses qualités d´enseignant dans la première école élémentaire privée de la commune. Il était rétribué sur le budget de la commune et une partie des frais était prélevée dans les familles les moins pauvres. Ce fonctionnement dura jusqu´en 1848. En effet, la commune pouvait choisir d´engager un enseignant laïque ou congréganiste.

    La 2e école pour les filles fut construite par la commune en 1849 sur le tertre du bourg, route de la Ville-Berneuf, avec comme institutrice communale la Soeur Jeanne-Marie Grimaud.

    L´école des filles fut tenue ensuite par les Soeurs de Broons en 1876, après le retrait de Soeur Jeanne-Marie Grimaud.

    Entre temps, Dahouët avait été doté d´une école, aux environs de l'année 1865. Elle fonctionna longtemps dans une petite maison donnant sur le port et louée par la commune : le cellier du "Père Marchand", derrière l'épicerie de Prosper Hamonet. Elle fonctionna dans ce modeste local jusqu'en 1871. Une autre maison proche allait ensuite servir d'"appentis-école". L´unique institutrice occupait l´étage et la classe : une pièce du rez-de-chaussée qui avait servi de cuisine aux précédents locataires.

    C´est là qu´enseignèrent successivement plusieurs institurices : demoiselles Verdoya, Le Duc, Feitu, Termet et enfin Le Toiser. Une autre école provisoire fut même ouverte en 1898 au n° 17 rue du port chez Joseph Trotin.

    La nouvelle école promise fut construite et ouverte en 1907 dans la côte de Fort-à-Faire (architecte Morvan), à la sortie de Dahouët, avec Emilie Le Toiser comme directrice et Jeanne Le Toiser, sa soeur, comme adjointe. Cette école laïque mixte comportait deux grandes classes. Elle fut agrandie en 1938 par l'architecte Fauny.

    La loi de 1881, préparée par Ferry, établit l´école gratuite, la loi de 1882 rendit l´école obligatoire. L´instruction religieuse fut interdit dans les écoles publiques. La loi de 1886 imposa la laïcité. Cette dernière loi fut appliquée à Pléneuf en 1891, lorsque Jules Herbert fut nommé instituteur à Pléneuf.

    Après que l'école libre eut fermé ses portes en 1903, l´école laïque recueillit tous les élèves. Jules Herbert participa à l´instruction des marins pêcheurs islandais et Terre-Neuvas en leur donnant des cours gratuits dans sa classe pendant les mois de désarmement d´hiver, afin de préparer ces marins au cours d´hydrographie et à l´école de navigation.

    C´est ainsi qu´il fit ouvrir un cours complémentaire d´enseignement professionnel préparatoire à l´école de navigation.

    Entre 1891 et 1903, Jules Herbert présenta 20 candidats au Long-Cours et 28 candidats pour la marine marchande, dont la plupart fut reçue à l'examen. En 1906, il fut même réclamé pour enseigner l´hydrographie dans une école de Paimpol. Mais celui-ci déclina l´offre pour réaliser une forme d´école de pêche avec l´aide de l´administration maritime, comme celle de Saint-Quay-Portrieux. Mais cette école sombra dans la tourmente de la guerre.

    D'après les souvenirs de Jules Herbert publiés en 1936 "Pages d'histoire locale".

  • 20032204594NUCB : , Collection Michel Grimaud.

Références documentaires

Bibliographie
  • GRIMAUD, Michel. Pléneuf-Val-André et Dahouët au temps du train Renard, des goëlettes et des processions. Saint-Brieuc : Imprimerie briochine, 1982.

    p. 46
  • HUE, Vanessa. Urbanisme, société, architecture d'une station balnéaire du Penthièvre : Le Val-André (1880-1940) . Les Amis de Lamballe et du Penthièvre, bulletin 2002, Mémoires 2001, n° 29.

    p. 114