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Ancien manoir, Hirgars (Crozon)

Dossier IA29004810 réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiéesétable, écurie, fournil, grange, cour
Dénominationsmanoir
Aire d'étude et cantonParc Naturel Régional d'Armorique - Crozon
AdresseCommune : Crozon
Lieu-dit : Hirgars
Cadastre : DI 81

Hirgarz (haie longue en breton) est mentionné dès le milieu du 11e siècle dans le cartulaire de Landévennec puis attesté en 1426 dans les réformations de la noblesse bretonne. La seigneurie appartient aux seigneurs du même nom, vassaux des seigneurs de Poulmic jusqu´à la mort d´Alain d´Hirgarz en 1647. Le manoir passe à la famille du Châtel (ou Chastel) jusqu´en 1845 puis est acquis, à cette date, par les Bossennec, de Douarnenez. Le manoir actuel date probablement du deuxième quart du 16e siècle. La date 1567 gravée sur une pierre déposée dans la cour correspond probablement à un remaniement postérieur. Le plan en équerre abritait, dans l´aile en retour aujourd´hui disparue, un cellier et une cuisine desservis par les portes jumelées situées au rez-de-chaussée de la tour d´escalier, associée pour celle de la cuisine à un passe-plat. Ils étaient surmontés d´une chambre à feu accessible par une des trois portes de l´étage. Sur le cadastre ancien de 1830, cette aile est déjà en ruines et une dépendance agricole est construite dans le prolongement, au sud. Après cette date, le manoir, alors déclassé en ferme, est pourvu d´autres dépendances construites en alignement, à l´ouest. Un colombier figure, ruiné, au sud du manoir sur le cadastre de 1830. Au début du 20e siècle, le portail d´entrée de la cour est détruit. L´entrée secondaire dans la salle du rez-de-chaussée date peut-être du 18e ou 19e siècle.

Période(s)Principale : 2e quart 16e siècle , (?)
Secondaire : 3e quart 16e siècle
Secondaire : 17e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Dates1567, porte la date

Ensemble à l'origine à cour presque fermée. Le logis est construit en moellon équarri de microdiorite quartzique avec encadrements des baies en kersantite. L´édifice est incomplet : du plan d´origine en équerre avec escalier en vis dans l´angle, il ne reste que le corps principal, toutefois abaissé à une période inconnue, et la tour d´escalier polygonale en hors oeuvre sur l´élévation antérieure. L´accès initial au logis se faisait par la tour, l´entrée par la salle n´est pas d´origine. La salle du rez-de-chaussée, d´une longueur d´environ 15 mètres, d´un seul tenant avant la mise en place de cloisons, est chauffée par une cheminée monumentale. Elle est surmontée d´une salle haute également à feu, aujourd´hui subdivisée en trois chambres. Des coussièges sont ménagés dans l´embrasures des fenêtres de la salle du rez-de-chaussée, de la salle de l´étage et de l´escalier. Cour close par des dépendances agricoles. Le plafond du rez-de-chaussée était constitué de solives posées sur une sablière, elle-même soutenue par des corbelets de pierre, visibles dans les murs de la salle. Ce système ancien avait l´avantage d´éviter le pourrissement des têtes de solives dans les murs. La deuxième porte qui ouvre sur la salle haute donne à penser que cette dernière était probablement divisée en deux unités par une cloison en bois. On peut également supposer qu´un escalier en vis secondaire et une pièce haute dans la tour ont été envisagés au moment de la construction mais n´ont pas été réalisés.

Mursmicrodiorite quartzique
kersantite
pierre de taille
moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
toit polygonal
pignon découvert
Escaliers
escalier en vis en maçonnerie
États conservationsremanié, restauré, bon état
Techniquessculpture
Précision représentations

La porte d´entrée de la tour d´escalier est décorée d´une accolade armoriée, ornée de choux frisés, sommée d´un fleuron comme celui de la hotte de la cheminée de la salle. L´appui de la fenêtre de la tour est sculpté de trois animaux, lion et chiens. Les armoiries des Hirgarz figurent à trois reprises, sur la tour et au-dessus de l´entrée du logis.

Rares sont les manoirs bretons, comme celui d´Hirgars, dans lesquels on accède au logis par la tour d´escalier. Cette formule est, en revanche, courante dans le reste de la France, notamment dans le Val de Loire : la tour commande la distribution horizontale et verticale du logis puisque toutes les pièces et l´escalier ouvrent sur elle. D´autres manoirs du fond de la rade de Brest présentent une parenté évidente avec Hirgars, en particulier celui de Keroullé (l´Hôpital-Camfrout), de Kerliver (Hanvec) et de La Petite Palue (Landerneau).

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • 19892900111PAB : Calque original conservé au Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne

    19892900110PAB : Calque original conservé au Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne

    20102910654NUCB : Archives départementales du Finistère, 3 P 45.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Série 3 P 45. Tableau d´assemblage et cadastre parcellaire, 1830-1831.

    Archives départementales du Finistère : Série 3 P 45
Bibliographie
  • ABGRALL, Jean-Marie. PEYRON, Paul. Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Quimper, 1905, vol. 2.

  • Le Patrimoine des Communes, le Finistère. Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), vol. 1.

    p. 323-324
(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Douard Christel - Maillard Florent - Tanguy-Schröer Judith
Judith Tanguy-Schröer , né(e) Tanguy
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